Peu de plantes produisent autant d'effet en fin d'été, de développement rapide, elles offrent une profusion de fleurs d'une grande richesse de coloris. Leurs touffes donnent du volume aux massifs.
Les asters de l'été aiment les sols légers et même ingrats, communément appelé « œil de Christ », Aster amellus à une souche ligneuse d'où partent, à la base, des rameaux de 60 cm de haut garnis de feuilles vert foncé, mates et velues. Il forme des touffes arrondies et souples, se couvrant dès juillet de fleurs bleues à cœur doré. Les ligules, pièces florales appelées à tort pétales, sont larges et créent des taches de couleur. Lac de Genève (très florifère) et Blue King ont des fleurs d'un bleu très foncé. Celles de Suzette et de Lady Hindlip sont d'un rose toujours lavé de mauve, amel préfère les sols légers et tolère bien le calcaire. Ses fleurs, se cueillent à peine ouvertes.
Les asters de l'espèce pyrenaueus sont des plantes très vigoureuses. Leur végétation est plus précoce près de trois semaines que celle de amellus. Ils atteignent 80 cm de haut et fleurissent sans discontinuer de juillet à septembre. Leurs exigences sont les mêmes que celles de amellus. La variété la plus connue, Lutetia, a des fleurs d'un bleu lilacé.
Robuste et peu exigeant sur la qualité des sols, plarmicoides est injustement délaissé. Ses touffes (50 cm environ) au feuillage vert clair se couvrent de juillet à septembre de petites fleurs blanches, très nombreuses. Sedifolius Nanus, de petite taille (40 cm), fleurit en août. Cet aster a de nombreux rameaux garnis de feuilles étroites, vert grisâtre. Sa floraison, en petites étoiles blanches, est de longue durée et si abondante qu'elle masque le feuillage. C'est une excellente plante pour une rocaille ensoleillée. On peut aussi la planter à l'avant d'un massif.
Les fleurs de vimineus, également blanches, s'épanouissent par centaines à la même époque. Buissonnant, mais caractérisé par des hampes florales très ramifiées, il mesure 80 cm de haut et reste décoratif jusqu'en octobre. Bien qu'il supporte une sécheresse passagère, c'est dans une bonne terre de jardin ordinaire, plutôt fraîche, qu'il atteint son plus beau développement. linosyris, aux hampes fines, élevées et très rigides (60 cm de haut), est le seul à porter des fleurs jaunes, d'où son nom d'aster doré. Ses feuilles, vert grisâtre, sont étroites et rugueuses. Cette espèce est une des plus résistantes à la sécheresse, elle préfère d'ailleurs les sols maigres.
Les floraisons des asters se succèdent jusqu'aux gelées, les coloris des nouveaux hybrides sont remarquables, à la fin du mois d'août apparaissent les premières fleurs de dumosus hybridis. Les cultivars les plus hâtifs sont Alice Haslam, à fleurs rose pourpré, Lady in Blue, à fleurs bleues demi-doubles, et, Fidulio, bleu violacé. Viennent ensuite Audrey, violacé, arjorie rose pâle, et Prof Kippen Berg, bleu violacé. Ces plantes touffues, de 40 à 60 cm de haut ont un feuillage ample, d'un vert très foncé légèrement luisant. Tous les sols même calcaires les conviennent. En septembre, alors que dumosos hybridis est dans tout son éclat, les fleurs de novibelgii commencent à éclore. Cette espèce ne diffère guère de la précédente que par sa taille de 60 à 80 cm pour Bracieux, à fleurs violettes, et pour Picture grenat, les plus grandes atteignent ou dépassent 1 m comme Marie Ballard à fleurs doubles bleues dont les fleurs blanches demi doubles apparaissent fin septembre-début octobre, Fellowship, à fleurs roses demi doubles.
Toutes ces variétés ont les mêmes exigences que dumosus. En raison de leur taille, les planter en second plan. Un des plus beaux et des plus spectaculaires asters d'automne est sans doute lateriflorus, aux tiges très feuillues et très droites de 80 cm de haut. Ses fleurs blanc rosé à disque rougeâtre se détachent sur le feuillage très foncé à nuances brunâtres. Cet aster fleurit en septembre octobre et se contente de sols.
Dans le groupe des asters fleurissant en octobre et, même, dans de bonnes conditions, jusqu'en novembre figure datshii. Vigoureux et buissonnant, il se caractérise par une floraison blanche, très légère, semblant flotter au-dessus de la masse du feuillage vert clair. Il accepte bien les sols les plus secs.
Les asters les plus élevés, à placer en fond de massif, sont ceux de l'espèce novaie angliae.
Mis à part Alma Pôtsclike qui mesure 1 m, ils atteignent 1.50 m. Ils ont des hampes ligneuses, fortes et bien dressées, leurs feuilles, d'un vert mat sont couvertes d'un léger duvet. Ils acceptent bien tous les sols, mais prospèrent surtout dans les terres plutôt fraîches. Associer les coloris lumineux de la variété Alma Potschke, rouge rubis, au rose clair de Madame Loyau ou au rose vif de Rosanna. Constance, violet, et Paul Gerber, rouge carminé, sont les plus foncés, les planter auprès des chrysanthèmes d'automne, de Rudbeckia subtomentosa et nilida. Leurs tiges sont très solides, et même les plus hauts se passent de tuteur.