Le meilleur engrais du monde est inefficace s'il est appliqué à un sol en mauvais état physique. Les racines d'une plante ont besoin de respirer pour absorber les éléments nutritifs. Un sol trop compact et souvent gorgé d'eau exige un amendement humique à base de tourbe et de fumier décomposé. Le vieux dicton campagnard qui veut que le fumier allège les terres lourdes reste valable. En sols sablonneux, la tourbe et le fumier améliorent la structure et retiennent les éléments nutritifs des engrais. Cependant, ils sont vite entraînés par les eaux de pluie ou d'arrosage et perclus pour l'alimentation de la plante. Planter les rosiers dans un sol renfermant suffisamment d'eau et d'air pour permettre aux racines et aux micro-organismes de se développer sans souci. Le sol est un milieu vivant, avec une flore microbienne et une faune (comme les vers de terre) dont le rôle est complexe et irremplaçable. Sans leur présence, nombre de processus qui mettent les éléments de fertilisation à la disposition des rosiers sont affectés. Améliorer la structure du sol est un préalable essentiel à lotit emploi d'engrais.
La plupart des engrais rosiers proposés dans le commerce se présentent sous forme de granulés. Ils s'épandent sur le sol, puis s'enfouissent par un léger griffage. Cette formule, qui a fait ses preuves, est d'un emploi aisé et d'une excellente efficacité. Il existe aussi des engrais sous forme liquide, à apporter avec l'eau d'arrosage, et des formules en pulvérisations foliaires. La composition de ces engrais varie peu d'une marque à l'autre, leur emploi est identique, sous réserve de respecter les doses préconisées par chaque fabricant. Au moment de la plantation, on enfouira deux poignées d'engrais par mètre carré. Bien mélanger avec la terre, au fond du trou, dans la partie ameublie sur laquelle les racines vont reposer. Vil cours de Saison, prévoir au moins deux applications en fumure d'entretien.
La première a lieu au début du printemps, juste après la taille (les rosiers, à raison d'une bonne poignée par pied. Répartir tout autour pour permettre à l'ensemble du système radiculaire d'en bénéficier. Donner la seconde fin juin ou début Juillet en fin de première floraison. Appliquer une dose équivalente, ce qui stimule la remontée. Griffer un peu le sol et arroser en abondance si la pluie fait défaut. Ces conseils sont valables pour des rosiers buissons, les rosiers grimpants ou arbustes sont munis de racines qui s'étalent sur plusieurs mètres carrés au bout de quelques années. Apporter l'engrais sur toute la surface du sol pouvant être exploitée par ces rosiers, à raison d'une bonne poignée par mètre carré.
Il existe aussi des engrais rosiers désherbants, en une seule application, ils nourrissent les plantes et gardent les massifs propres. Le désherbant sélectif incorporé avec les éléments nutritifs empêche la pousse des mauvaises herbes pendant toute la saison. Le sol reste propre, mais il est impossible de contre planter les massifs de rosiers d'annuelles, de bisannuelles ou de couvre-sols. Ce type d'engrais s'emploie au tout début du printemps, avant le développement des mauvaises herbes annuelles contre lesquelles il est redoutable. Traiter à plus de 5 cm des pelouses ou sur un terrain en pente juste avant une pluie ou un arrosage abondant. Faire un ou deux apports d'engrais rosier classique au cours de la saison pour assurer une bonne fumure d'entretien.
Les spécialistes du rosier ont longtemps conseillé le fumier de vache additionné d'un engrais rosier comme étant la meilleure fumure, des raisons d'hygiène ont modifié leur appréciation : le fumier de ferme peut contenir de nombreux germes pathogènes et il est souvent mal composté et trop frais. La paille eu putréfaction est à du développement du pourridié des racines. Leur forte alcalinité et une grande richesse en potasse peuvent bloquer l'assimilation de la magnésie, ce qui provoque les carences graves évoquées plus haut. Utiliser plutôt un bon terreau ou un fumier bien composté.