Savoir reconnaître les maladies les plus courantes des rosiers permet de les protéger ou de les soigner. C'est le gage d'une belle et abondante floraison durant tout l'été. Les rosiers ont de nombreux ennemis. Le tableau au verso donne les symptômes des affections les plus fréquentes. Celles-ci identifiées, il est facile d'y porter remède.
Le jaunissement des feuilles résulte de l'arrêt de la production de chlorophylle. Il est dû à une carence en oligo-éléments (fer surtout), indispensables à la formation de la chlorophylle. L'excès de calcaire gêne l'absorption par les racines du fer existant dans le sol. Apporter de la terre de bruyère, de la tourbe, des engrais azotés et, surtout, du chélate de fer, en poudre ou liquide (produits anti chlorose, Endofer, etc.). Le rosier 'Général Testard ', sensible à l'oïdium. Certains rosiers sont plus atteints que d'autres par cette maladie. Se renseigner auprès de l’obtenteur ou du pépiniériste au moment de l'achat, surtout si la roseraie se trouve dans une région à climat océanique, propice à l'oïdium.
Les pucerons piquent les tissus végétaux et aspirent la sève, l'insecte passe l'hiver à l'état d'œuf. De cet œuf sort au printemps une femelle « fondatrice ». Sans accouplement, elle donne naissance à des descendants, qui envahissent le rosier. Plusieurs générations se succèdent pendant la belle saison, à l'automne, des individus sexués pondent des œufs, qui éclosent au printemps. La multiplication des pucerons dépend des conditions climatiques : chaleur et sécheresse, la favorisent et de leurs nombreux ennemis naturels : coccinelles, syrphes, champignons, etc. Surveiller les premières colonies. Les supprimer à la main. Cette pratique donne aux ennemis naturels le temps d'exercer leur action. En cas d'invasion importante, utiliser des produits du commerce : disulfoton (Systosol, Disyston), pyréthrinoïdes (Kothrin, Sherpa, etc.).