Les asters se mettent en place aussi bien au printemps qu'à l'automne, préférer des plantes comportant plusieurs pousses. Au début du printemps, chacune se réduit à une rosette de trois ou quatre feuilles émergeant à peine du sol. Choisir un emplacement ensoleillé, une terre fraîche ou modérément sèche. L'ameublir par un bêchage profond. L'enrichir avec une poignée de fumier du commerce ou de guano. Affiner les mottes à l'aide du croc. Lorsque les plants ont été achetés en godets, éliminer le « chignon » de racines qui a pu se former au bas de la motte. Libérer les racines amassées sur le pourtour pour qu'elles reprennent une position plus naturelle.
A l'aide du transplantoir, ouvrir un trou assez grand pour recevoir la motte sans forcer, replacer la terre. Borner (tasser) le pied des plantes, terminer par un arrosage copieux au goulot. Maintenir le sol meuble en surface par des sarclages réguliers.
Les asters demandent peu d'entretien, avant l'hiver, rabattre les tiges défleuries à environ 1.0 cm du sol. En mars-avril, lors d'un sarclage, enfouir un complément de fumure organique. Dans les sols un peu secs, pailler les touffes avec des feuilles décomposées ou des débris végétaux hachés.
Lorsque les hampes florales sont en pleine croissance, les asters demandent beaucoup d'eau, et les touffes peuvent flétrir. Des arrosages copieux leur assurent une floraison abondante et de longue durée. C'est le cas surtout pour dumosus, novibelgii et novae-angliae. Les autres espèces supportent mieux la sécheresse.
Après trois ou quatre ans, surtout clans les sols maigres, toujours trop secs, la floraison des asters est moins généreuse et plus brève. Ce sont là deux symptômes mes d'un épuisement des touffes. Une fois les plantes défleuries, soulever les touffes à l'aide d'une fourche-bêche. Les secouer pour dégager les pousses. Fractionner les souches en éclats comportant cieux ou trois tiges avec plusieurs bourgeons. Ces fragments suffisent pour de nouvelles plantes vigoureuses. Couper les racines. Replanter dans une terre bien ameublie. Borner et apporter beaucoup d'eau. La même opération petit se faire en printemps.
Les asters sont très résistants aux parasites. Au printemps, au démarrage des pousses, des amas mousseux apparaissent parfois à l'aisselle des feuilles : ce sont les « crachats de coucou ». Ils dissimulent les larves de l'aphrophore baveuse, qui pique les tiges pour sucer la sève. Les éliminer au moyen d'un insecticide ou, mieux, en écrasant les larves à la main. Chez dumosus et novae la seule maladie à craindre est l'oïdium ou blanc, qui peut compromettre la floraison. Traiter à l'aide d'un fongicide du commerce. Cette maladie affecte souvent les plantes affaiblies, en particulier par le manque d'eau. Prévenir l'attaque du champignon qui en est responsable en rajeunissant les plantes tous les trois ans. Planter les asters en sol frais. Éviter de les arroser par aspersion. Les gouttes d'eau sur les feuilles favorisent le développement de l'oïdium par temps chaud.